Un palais d'épines et de roses : Tome 1 (Sarah J.Maas)







Genre : Fantasy
Edition : La Martinière Jeunesse
Auteure : Sarah J.Maas
Parution : 2017
Coup de coeur








Résumé : En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ? A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?

Si vous suivez mes chroniques régulièrement (et par régulièrement, j'entends plutôt, entre mes différentes absences plus ou moins longues...), vous savez sans doute que Sarah J.Maas est l'une de mes auteures préférées. Après avoir lu les deux premiers tomes d'Un palais d'épines et de roses, je dois pourtant revoir mon jugement : Sarah J.Maas est définitivement mon auteure préférée. Sa saga Throne of Glass (dont il me reste trois tomes à lire) m'avait déjà coupé le souffle et cette nouvelle série n'a rien à lui envier. Sarah J.Maas étant la reine des retournements de situation, mes émotions et mon avis sur les personnages ont beaucoup changé en deux tomes. Mais je vais essayer de rester objective avec cette chronique.

Feyre Archeron vit avec son père et ses deux sœurs, Nesta et Elain, dans le dénuement le plus total. Surnommé « le prince des marchands » à l'apogée de sa carrière, son père n'est plus que l'ombre de lui-même depuis que ses navires ont coulé, le laissant totalement ruiné. Alors que ses sœurs semblent avoir des difficultés à intégrer le fait que leur train de vie ne puisse plus être le même, Feyre doit assumer le rôle de pilier pour sa famille. Elle se rend régulièrement dans les bois pour chasser, à la frontière des royaumes mortels et immortels. Une nuit, elle croise la route d'un immense loup qu'elle tue. Elle apprend alors qu'il ne s'agissait pas d'un loup, mais d'un Fae, sujet du Haut Seigneur de la Cour du Printemps prénommé Tamlin. Celui-ci débarque un soir dans la chaumière des Archeron et sollicite réparation pour le crime qui a été commis. Feyre n'a d'autre choix que de le suivre en plein cœur de Prythian, le royaume Fae. Mais contre toute attente, ce Haut Seigneur à l'allure si terrifiante la traite avec bienveillance. Feyre va bientôt découvrir que son arrivée au sein de la Cour du printemps n'est pas totalement due au hasard et qu'une simple humaine pourrait bien changer le destin de tout le royaume.

Un palais d'épines et de roses a été présenté comme une réecriture de la Belle et la Bête lors de sa promotion et il y a effectivement des similitudes. Mais Sarah J Maas crée un univers qui lui est propre et ce qui semble être une intrigue simple se révèle bien plus complexe et travaillé qu'en apparence. J'ai adoré suivre l'évolution de Feyre au sein du royaume immortel de Prythian, c'est une heroïne badass comme l'auteure les affectionne tant et qu'on ne peut s'empêcher d'aimer. 

Feyre Archeron est une jeune femme qui ne se sent pas à sa place au sein de sa famille. Depuis le naufrage de ses bateaux, son père a sombré dans la dépression et ne fait rien pour aider sa famille. Nesta, l'aînée, est en colère contre le monde entier et laisse Feyre subvenir à leurs besoins. Seule sa jeune sœur Elain fait preuve de douceur et de gentillesse envers elle. Mais Feyre a fait une promesse à sa mère avant que celle-ci ne meurt, celle de toujours s'occuper des siens, et elle compte bien s'y tenir. Malgré le fait qu'elle soit si mal traitée, Feyre aime profondément sa famille et serait prête à donner sa vie pour eux. Cette bonté et cette gentillesse m'ont frappé dès le début du roman. Aussi, quand Tamlin débarque, elle n'hésite pas à proposer de se sacrifier pour eux. C'est un personnage qui n'a jamais vraiment reçu l'amour qu'elle méritait et qui, à 19 ans seulement, n'a jamais eu quelqu'un pour s'occuper d'elle. Cela change quand elle arrive à la Cour du printemps. Car contre toute attente et malgré tout ce qu'elle a pu entendre au sujet des Fae et de leur manière cruelle de traiter les humains, Tamlin se montre bon envers elle. Et cette bonté va lui permettre de guérir, de s'épanouir pleinement et de découvrir un royaume qu'on lui a appris à craindre toute sa vie mais qui se révèle bien différent de ce qu'on a pu lui présenter.

Tamlin, Haut Seigneur de la Cour du printemps, doit faire face à une menace extérieure qui risque de détruire entièrement sa cour. Il tente de faire du mieux qu'il peut pour préserver ses frontières et ses hommes, mais porte un lourd fardeau sur ses épaules. Quand Feyre arrive chez lui, il ne sait pas trop comment réagir face à cette humaine têtue, qui malgré sa peur, n'entend pas se laisser marcher sur les pieds. Il réalise pourtant bien vite que Feyre est pleine de courage et de bonté et va tout faire pour qu'elle s'ouvre à lui. Tamlin est sexy, doux et protecteur et il tombe peu à peu sous le charme de Feyre. Et le lecteur tombe sous le charme de ce couple et du romantisme qui émane de leur relation. J'ai beaucoup aimé Tamlin qui souhaite plus que tout rendre Feyre heureuse en lui fournissant ce qu'elle n'a jamais connu : de l'attention et de l'amour.

Lucien, Second de Tamlin est un personnage que j'ai beaucoup apprécié également. Il n'a pas d'affection particulière pour les humains et son passe temps préféré semble être de taquiner Feyre. Pourtant, malgré la haine mutuelle qu'ils ressentent l'un vis à vis de l'autre au début du roman, une espèce d'amitié va se développer entre eux. Lucien est loyal envers Tamlin, qui est son meilleur ami, et il va vite se rendre compte de l'importance que Feyre a pour le Haut Seigneur. C'est une jolie relation qui mériterait d'être davantage développé dans les tomes suivants, tout comme ce personnage. 

Mais bien sûr, comme rien n'est jamais acquis avec Sarah J Maas, un autre Fae pointe le bout de ses oreilles pointues au milieu du roman, j'ai nommé Rhysand. Ayant lu le tome 2, je pourrais vous professer mon amour pour Rhysand pendant des heures, mais je vais garder ça pour plus tard. Rhysand est le Haut seigneur de la Cour de la nuit, il est sexy, arrogant, décrit comme « la mort incarnée », entourée d'un halo de noirceur et persuadé d'être le Fae le plus sexy qui soit. Ce n'est qu'à la fin du roman qu'on comprend que l'auteure a une idée derrière la tête. Rhysand, aussi détesté soit-il de l'ensemble du royaume Fae, va se trouver être un soutien de poids pour Feyre et un allié fidèle dans les moments les plus sombres.

Si le roman commence de manière assez tranquille, le dernier tiers est rempli de rebondissements comme seule Sarah J.Maas en a le secret. Mon cœur a encore joué au montagnes russes pour Feyre, un personnage auquel on s'attache tellement qu'on souffre pour elle dès que l'auteure décide de la plonger au cœur d'épreuves plus terribles les unes que les autres. Ce roman est un vrai condensé d'émotions et il est très difficile de s'en détacher (même pour du chocolat). 

En d'autres termes, si vous n'avez pas encore découvert la plume de Sarah J.Maas, je vous conseille de commencer par ce roman, qui est peut être une bonne étape avant de se lancer dans Throne of glass, la romance étant un plus présente. Si vous aimez la fantasy, la romance, les héros sexy et protecteurs et les héroïnes badass, alors ce roman est fait pour vous.


Agatha Raisin enquête T1 : La quiche fatale (M.C Beaton)






Genre : Mystère/Humour
Edition :Albin Michel
Auteure :M.C Beaton
Parution : 1er juin 2016









Résumé : Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Avec un titre aussi évocateur et une couverture pareille, difficile de ne pas craquer pour ce premier tome des aventures d'Agatha Raisin. J'ai découvert ce personnage un peu après tout le monde puisque Albin Michel a déjà sorti 16 tomes, mais je ne le regrette pas car c'était très agréable de lire ce roman durant les vacances de Noël, au chaud avec une tasse de thé.

Agatha Raisin a décidé qu'à 53 ans, il était temps pour elle de prendre une retraite anticipée. Elle dit donc adieu à sa boîte de communication et fait l'acquisition d'un cottage dans les Cotswolds, au cœur de la campagne anglaise. Sauf qu'après avoir vécu dans le rythme effréné londonien toute sa vie, la campagne anglaise lui semble bien morne. Et les habitants du petit village de Carly ne semblent pas vraiment prêts à accueillir une étrangère au sein de leur communauté. Remettant ses choix en question, Agatha décide néanmoins de participer à un concours de quiche dans l'espoir de s'intégrer et de devenir rapidement populaire. Et pour être certaine de remporter la compétition, elle décide de faire appel à un traiteur Londonien. Aussi, quand le juge de la compétition s’effondre après avoir goûté sa quiche, Agatha se retrouve dans l'embarras et n'a pas d'autre choix que de démontrer aux habitants qu'il ne s'agit pas d'un accident mais bel et bien d'un assassinat.

Agatha Raisin est une quinquagénaire dynamique qui se retrouve soudain propulsée au cœur de la campagne anglaise. Dirigeante d'une boîte de communication jusqu'à sa retraite anticipée, elle a toujours eu l'habitude d'être au centre de l'attention et supporte mal qu'on ne s'intéresse pas à elle. Ce qui est rafraîchissant, c'est que c'est un personnage bourré de défauts. Curieuse, gaffeuse, trop exigeante avec ses proches ou les gens qui l'entourent, il y a forcément des moments où elle agace le lecteur. Et en même temps, quel plaisir de voir Agatha enquêter, essayer de dialoguer avec les autres, faire des bêtises et recommencer malgré ses nombreuses gaffes, le tout avec le même panache. Il est difficile de ne pas s'attacher à elle malgré, ou plutôt grâce à ses défauts qui donnent lieu à des situations et dialogues teintés d'un humour british inimmitable. Car l'humour britannique est très présent dans ce roman et je dois dire que c'est ce qui fait tout son charme.

En ce qui concerne l'enquête, je suis un peu plus mitigée. Il n'était pas très difficile de deviner l'identité de l'assassin. Il s'agit néanmoins d'un tome destiné à présenter le personnage d'Agatha, il est donc normal que l'enquête se retrouve au second plan. Le plus drôle reste de voir Agatha qui n'a pourtant aucune prétention à devenir détective, tenter coûte que coûte de prouver que ce n'est pas à cause de sa quiche qu'un homme est mort. C'est avant tout un roman feel good avec une enquête somme toute basique mais qui permet à l'auteure d'exploiter l'humour british à travers son héroïne.  

J'ai beaucoup apprécié les personnages secondaires. Il faut dire qu'on retrouve un peu tous les clichés : la commère, le pasteur, le policier, le couple de faux bourgeois, le coureur de jupons, la femme battue par son compagnon qui trempe dans de louches affaires, l'ancien employé ambitieux... Une belle brochette de personnages auxquels Agatha se confronte. Le policier Bill Wong qui a la vingtaine et qui se lie d'amitié avec Agatha reste mon personnage secondaire préféré.

Enfin, je dois dire que l'écriture de M.C Beaton nous donne vraiment le sentiment d'être dans un cottage en plein cœur de la campagne anglaise. C'est pour ça que c'était si agréable de le lire un soir d'hiver (ou par une journée pluvieuse). Les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte et une fois le roman refermé, on a juste envie de retrouver Agatha.

En résumé, le premier tome des aventures d'Agatha Raisin aura su me convaincre grâce à son charme et son humour britannique bien présent. Un roman feel good à dévorer sans modération par une après midi pluvieuse ou neigeuse !

La confidente des morts (Ariana Franklin)






Genre : Policier historique
Edition : 10/18
Auteur : Ariana Franklin
Parution : 19 mars 2015
Coup de coeur








Résumé : Cambridge, 1171. Un enfant a été massacré dans des conditions atroces et les Juifs, désignés comme boucs émissaires, ont été forcés de se retirer dans le château seigneurial afin d’éviter un lynchage en règle. Henri, roi d’Angleterre, ne voit pas ces événements d’un très bon œil. Le véritable assassin doit être trouvé, et rapidement. Un enquêteur de renom, Simon de Naples, est dépêché depuis le continent et débarque en ville accompagné d’un Maure et d’une jeune femme, Adelia Aguilar, spécialisée dans l’étude des cadavres... Un savoir-faire qu’elle devra garder secret si elle veut éviter d’être accusée de sorcellerie. L’enquête d’Adelia la plongera au cœur de Cambridge où, fatalement, elle attirera l’attention d’un meurtrier prêt à tuer à nouveau…

J'ai acheté "La confidente des morts" parce que je trouvais la couverture vraiment sublime. S’agissant d’un policier historique se déroulant au XIIème siècle avec un médecin légiste hors norme, je dois avouer que j’étais aussi très intriguée par ce personnage féminin. Et pour une fois juger un livre à sa couverture s’est révélé concluant puisque ce roman a été un coup de cœur.

Simon de Naples, enquêteur de renom, doit quitter Salerne pour se rendre à Cambridge où les Juifs sont été pris pour cible depuis qu’un enfant a été retrouvé assassiné. Trois autres enfants manquent à l’appel et l’imaginaire collectif désigne directement la population Juive, qui se voit obligée de rester recluse dans le château seigneurial. Henri, roi d’Angleterre, souhaite que la situation soit réglée rapidement. Simon, dépêché par le roi de Sicile, est accompagné d’un Maure et d’un médecin légiste portant le doux nom de Vesuvia Adelia Rachel Ortese Aguilar. La joyeuse troupe dénote à Cambridge et Adelia est obligée de taire ses activités pour ne pas être accusée de sorcellerie. Ses connaissances médicales lui permettent  de constater qu’un tueur sadique rôde, prêt à frapper de nouveau et qu’il a repéré les étrangers qui s’intéressent un peu trop à lui.

Je n’aurais pas parié sur un coup de cœur en commençant le roman. En effet, au tout début, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage d’Adelia. Et pour cause, la jeune femme est passionnée par son métier mais elle n’est pas très douée avec les êtres humains vivants. Si elle a beaucoup de respect pour Simon et Mansur, ses compagnons de voyage, on ne la voit pas tout de suite s’ouvrir aux gens qu’elle rencontre. Adelia a une vision médicale, même quand elle pose les yeux pour la première fois sur quelqu’un. Elle déteste l’Angleterre qu’elle considère comme un pays d’arriéré et n’a qu’une hâte, retourner à Salerne où elle peut exercer la médecine sans devoir prêter attention aux superstitions qui foisonnent dans la campagne anglaise. Finalement, j’ai compris que l’auteure souhaitait  qu’on s’attache au personnage en même temps qu’elle s’ouvrait aux autres. Et ça a parfaitement fonctionné ! Adelia se révèle de plus en plus « humaine » au fil de l’intrigue, elle devient membre d’une « famille » à part entière avec des personnalités très différentes mais à qui elle tient et pour qui elle ferait n’importe quoi, ce que j'ai adoré.

Simon de Naples a été dépêché à Cambridge pour son flair légendaire. S’il a l’air benêt quand il discute avec les gens, on comprend rapidement qu’il s’agit là de manipulation pour réussir à glaner des informations. Cela étant, c’est quelqu’un de très loyal,  honnête et incroyablement gentil. Mansur, quant à lui, est un Maure qui a été castré très jeune par des religieux et qui en garde une amère expérience. Comme Adelia ne peut pas s’afficher en tant que médecin, c’est lui qui endosse ce rôle et qui se fait rapidement accepter des habitants de Cambridge. A leur arrivée en Angleterre, l’équipe rencontre le père Geoffrey. Sauvée par Adelia, il lui en est tellement reconnaissant qu’il va faciliter leur installation en leur fournissant une maison et une domestique. 

La domestique qui prend en charge la joyeuse troupe s’appelle Gyltha et elle a un franc-parler bien à elle. Un peu bourrue, elle se prend rapidement d’affection pour Adelia.  Gyltha vit avec son petit-fils, Ulf, qui n'a que 9 ans mais déjà un esprit très vif. S’il n’est pas ravi de voir Adelia, Mansur et Simon débarquer, lui aussi va vite se lier d’amitié avec la jeune femme. Si j’ai eu un tel coup de cœur pour le roman, c’est grâce à cette relation qui se lie entre Ulf et Adelia. Ils s’apprivoisent petit à petit, jusqu’à ce qu’Adelia soit prête à tout risquer dans le but de le protéger.  Il se dégage une atmosphère chaleureuse quand Adelia, Simon, Mansur, Gyltha et Ulf sont ensemble, comme si on avait face à nous une famille recomposée qui fonctionne à merveille.

Enfin, Sire Rowley Picot, le contrôleur des impôts du roi Henri, réside à Cambridge depuis quelques mois et  semble s’intéresser de très près aux meurtres commis. Il revient de croisade,  il n’a pas sa langue dans sa poche et il ne supporte pas du tout Adelia qu'il prend pour une sorcière. Il m’a beaucoup fait rire et on se rend vite compte qu’il est plus intelligent et sensible qu’il ne le laisse croire. Il considère qu'une une femme devrait se contenter d’obéir ce qui n'est guère au goût d'Adelia.

Heureusement qu’il y a ces échanges très légers entre les personnages, parce que les meurtres sont particulièrement horribles. Si l’auteure ne dévoile qu’à demi-mot ce qu’ils ont subi,  on en sait suffisamment pour avoir envie de voir le meurtrier périr dans d’atroces souffrances. Ariana Franklin sait s’y prendre pour installer une atmosphère pesante et la froussarde que je suis a même eu peur à plusieurs reprises. J’ai  eu du mal à lâcher mon roman une fois les 100 premières pages passées  ! 

En résumé, si vous aimez les bons policiers historiques, je vous conseille de vous pencher sur cette auteure. La confidente des morts est un roman que j’ai dévoré, avec des personnages attachants et une atmosphère pleine de suspens !

Nicolas Le Floch T2 : L'homme au ventre de plomb (Jean-François Parot)







Edition : 10/18 :
Genre : Fiction historique / Mystère
Auteur : Jean-François Parot
Parution : 2000








Résumé : Fin de l'année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l'expulsion des jésuites est en discussion et la marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur. Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des Paladins de Rameau à l'Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV. Durant la représentation, le comte et la comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu'à l'hôtel des malheureux parents, ou il va faire de bien curieuses constatations.

L’automne est enfin de retour et moi avec ! Après une longue panne de lecture qui a commencé début juin et qui s’est soldé par un été  sans lectures, il semblerait que ma saison préférée m’ait enfin fait sortir de cette situation. Et l’automne rime toujours avec fiction historique pour moi. Chaque année, dès que septembre arrive, rien ne me fait plus plaisir qu’un roman historique.

Je ne vais pas revenir sur mon amour pour Le Floch, je vous laisse le soin d’aller lire mon avis sur le tome 1 pour comprendre cette fascination (par ici). Jean-François Parot est décédé en mai dernier et nous laisse 14 romans destinés à nous faire suivre les aventures de son commissaire. Je n’ai lu que les deux premiers tomes, mais il n’en faut pas plus pour se rendre compte de l’excellence de sa plume et de ses qualités d’historien, qui manqueront à beaucoup d’admirateurs de son travail.

Presque une année s’est écoulée depuis les événements du premier tome. Nicolas, qui a été repéré par le roi, est désormais chargé d’enquêter sur les affaires « extraordinaires » et « étranges » de Paris, toujours sous le commandement du Lieutenant Général De Sartine. Lorsque des proches de Madame Adélaïde, fille de Louis XV, apprennent le suicide de leur fils alors qu'ils assistent à un Opéra, Nicolas est chargé de procéder aux premières constatations. Il lui apparaît rapidement que ce qui semble être un suicide est en réalité un meurtre. Alors qu’il tente de démêler le vrai du faux, Nicolas va devoir composer avec les intrigues de Versailles et la réticence de la famille de la victime. Bien décidé à élucider le meurtre, il va réaliser que les évènements qui s’enchaînent sont reliés à un complot beaucoup plus vaste et visant directement la personne du roi.

J’oublie souvent que Nicolas n’est âgé que de 22/23 ans. Sa ténacité, son désir de rendre la justice même au détriment de sa propre sécurité, l’attention qu’il porte aux moindres détails, tous ces traits de caractère sont assez exceptionnels pour quelqu’un de cet âge et qui débute dans la police. Fidèle à lui-même, Nicolas cherche toujours à faire son travail de manière minutieuse. Ce deuxième tome nous permet d’apprécier son intelligence, sa capacité à enregistrer la moindre parole, le moindre fait banal, de manière à les relier à une enquête particulièrement complexe. Le jeune commissaire garde ses réflexions pour lui et ne les révèle qu’à la toute fin, à la manière d’un Hercule Poirot du XVIIIème siècle (en plus jeune et bien plus séduisant…). 

Les personnages secondaires tels que De Sartine, Bourdeau, Semagcus, Monsieur de Noblecourt Catherine et Marion sont également de la partie et leurs liens avec Le Floch commencent à se renforcer. De Sartine, bien qu’étant le supérieur de Nicolas, est attaché à son protégé et n’aime pas le savoir en danger. Monsieur de Noblecourt, chez qui Nicolas loge, est rongé par l’inquiétude dès que celui-ci disparaît plus d’une nuit. L’inspecteur Bourdeau est toujours là pour sortir son supérieur d’un mauvais pas.  Avec le Comte de la Borde et le Docteur Semagcus, ils forment une joyeuse équipe dont Nicolas apprécie tout particulièrement la compagnie. C’est un régal de se plonger dans le roman et de lire à travers la plume de l’auteur le plaisir qu’a Nicolas de rentrer à l’hôtel de Noblecourt après une longue journée ou de passer une soirée en compagnie de ses amis.

J’ai également noté que Jean-François Parot devait particulièrement apprécier la cuisine du XVIIIème siècle, car peu de romans historiques décrivent aussi bien que ce mangent les héros dans les auberges où ils font halte. D’ailleurs, un livre de cuisine « A la table de Nicolas le Floch », répertorie quelques plats que l’on peut retrouver dans les différents tomes. J’admets que les descriptions m’ont souvent donné faim et que j’ai craqué pour le livre de recettes, qu'il me tarde de tester cet automne.

Enfin, il y a l’enquête, tellement bien pensée qu’il est impossible de deviner l’identité du coupable avant que Nicolas ne nous explique les tenants et les aboutissants de tout ce qu’il a pu recueillir comme éléments. Si j’aime autant me plonger dans ses aventures, c’est que je sais que je ne vais pas me dire au bout de quelques pages « c’est lui le coupable ». L’intrigue est complexe, liée au passé des personnages et certains éléments sont « cachés » au lecteur pour conserver l'effet de surprise. Sans compter les recherches de l’historien qui nous plongent au cœur des rues de Paris, avec ses odeurs, ses coutumes, ses superstitions...

En conclusion, L’homme au ventre de plomb a su me séduire, tout comme le premier tome. C’est un plaisir de retrouver la plume de Jean-François Parot et de suivre les aventures du Commissaire Le Floch dans Paris mais aussi à Versailles. C’est une saga de très grande qualité pour les amateurs de fictions historiques et pour les passionnés du XVIIIème siècle.

Keleana T4 : Queen of Shadows (Sarah J.Maas)






Genre : Fantasy
Auteur : Sarah J Maas
Edition : Bloomsbury
Parution : 1er septembre 2015
Coup de coeur








Résumé : Toutes les personnes que Keleana Sardothien a un jour aimées lui ont été prises. Mais elle est enfin de retour dans l'empire : pour se venger, pour sauver son royaume autrefois glorieux, et pour faire face aux ombres de son passé...Elle se battra pour son cousin, un guerrier préparé à mourir juste pour la revoir. Elle se battra pour son ami, un jeune homme prisonnier d'une prison inqualifiable. Et elle se battra pour son peuple, réduit en esclavage par un roi brutal.

Je n’ai pas pu résister très longtemps avant de me plonger dans le tome 4 des aventures de Celeana, alors que j’enchaîne rarement une même série. Oui mais voilà, quand c’est addictif, c’est addictif et on n’y peut rien… J’espère qu’au bout de trois chroniques, vous êtes déjà convaincu, mais si ce n’est pas le cas, je veux bien me prêter à l’exercice une quatrième fois. Je dois quand même vous prévenir que le tome 4, ainsi que les suivants, n’ont pas été traduits en français… Dernière chose, si vous voulez éviter les spoilers, ne lisez pas cette chronique, car je ne peux plus éviter de parler de certains éléments.

Ce ne sera pas une surprise, mais ce roman a une fois encore été un véritable coup de cœur. Nous avions quitté Celeana (devenue Aelin) à Wendlyn où elle développait ses pouvoirs en compagnie du Fae Rowan Whitethorn. A la fin du roman, la jeune femme avait pleinement accepté son héritage. Mais pour faire table rase du passé et embrasser son destin, Aelin a encore quelques comptes à régler à Rithfold. La championne du roi est donc de retour dans la capitale, en catimini. Elle y retrouve les fantômes de son passé, mais également Chaol Westfall, qui n’est pas si enchanté que ça de la revoir malgré leur histoire commune. Peu importe son opinion, Aelin est bien décidée à renverser le roi et pour cela, elle a besoin de ses pouvoirs et elle entend bien faire revenir la magie dans le royaume.  Et il s’avère que Chaol a peut être découvert un moyen d’y parvenir…

Aelin revient à Rithfold complètement transformée. Déterminée, prête à accomplir son destin, elle ne laissera plus personne l’arrêter. Pour mener à bien ses projets de reconquête, elle n’hésite pas à renouer avec certaines personnes de son passé, notamment le Maître des assassins, Arobynn Hamel. Vous n’aurez pas beaucoup entendu parler de lui, à moins d’avoir lu The Assassin’s blade, qui correspond au tome 0,5. Je vous conseille donc de lire ce prequel avant Queen of Shadows.

Aelin retrouve tout d’abord Chaol Westfall à Rithfold. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier lui réserve un accueil assez glacial…. Au final, si tout va mal, pour Chaol, c’est à cause d’Aelin. Ce dernier semble incapable de faire face à ses mauvais choix et ses erreurs et trouve plus simple de reprocher à la jeune femme tout et n'importe quoi. Il n’évolue pas, alors que tout le monde autour de lui prend des décisions. Toujours tiraillé entre sa loyauté, son désir de protéger son peuple, quitte à accuser Aelin d’être un véritable « monstre », Chaol ne fait que proférer des inepties… Son comportement m’a beaucoup agacé. Le voir traiter si mal Aelin alors que la jeune femme a toujours été loyale, c’était tout bonnement incompréhensible. 

Dorian ne nage pas spécialement dans le bonheur dans ce tome 4 mais je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas trop dévoiler l’intrigue. Son personnage prend néanmoins beaucoup d’importance à la fin du roman, et comme pour Aelin dans le tome 3, je pense que Queen of Shadows marque une rupture dans la vie de Dorian et permet d’apercevoir le leader qu’il sera à son tour. Il gagne en maturité lui aussi et devient beaucoup plus sage que le don juan rencontré dans le premier tome.

Aedion n’est pas mieux loti puisqu’il est emprisonné, à la merci du roi. Il a conscience qu’il n’est qu’un appât, destiné à attirer Aelin directement au château. Le général préfère encore se sacrifier plutôt que de mettre en danger sa cousine et ce, même si cela signifie qu’il ne la reverra pas. Mais c’était sans compter Aelin, qui est bien décidée à le sauver et à retrouver le seul membre de sa famille encore en vie. Leurs retrouvailles sont vraiment très touchantes, il y a une forte complicité entre eux depuis l’enfance, ce que l’on comprend grâce à certains flashs back. J’adore Aedion, son côté guerrier au cœur tendre me fait fondre. Je suis contente de voir qu’Aelin n’est plus seule et qu’elle retrouve enfin quelqu’un de son passé.

On retrouve également Manon Blackbeak. Ses guerrières et elle sont stationnées à Morath, auprès du Duc Perrington, le « second » du roi. Manon est dans le flou le plus complet quant aux intentions du monarque et de l’armée qu’il semble créer aux pieds de la tour. Mais elle va vite devoir choisir entre obéir aveuglément ou prendre son destin en mains. Elle commence à s’émanciper et à se rendre compte qu’avoir été une sorcière immortelle façonnée comme une vraie machine de guerre l’a fait passer à côté de l’essentiel, à savoir que l’on peut être une incroyable guerrière sans pour autant avoir à renoncer à son humanité. J’espérais beaucoup une rencontre entre Aelin et Manon et c’est encore plus explosif que ce que je pouvais espérer.

Evidemment, impossible de ne pas mentionner Rowan Whitethorn, toujours aussi sexy, frustrant et protecteur envers Aelin. Si Rowan est absent au tout début du roman, il se rattrape très vite ensuite. Son soutien est un pilier essentiel pour Aelin, qui a un très lourd fardeau sur les épaules. Il l’aide à garder les pieds sur terre et à se montrer patiente et réfléchie. Leur relation évolue réellement et leurs petits moments sont une bouffée d’oxygène dans un roman plein de tensions !

Trois nouveaux personnages féminins font leur apparition, deux aux côtés d’Aelin et une aux côtés de Manon. Lysandra est une courtisane qui a évolué dans le même cercle qu’Aelin lorsqu’elle résidait chez Arobynn Hamel. Les deux jeunes femmes vont devenir alliées.  Lysandra  apporte une touche féminine dans son univers résolument masculin. Aelin fait également la connaissance de Nesryn, qui aide Chaol à faire fuir les rebelles et les cibles du roi. Encore un personnage qui démontre que Sarah J Maas a un penchant pour les héroïnes badass. Quant à Elide, elle est esclave et croise le chemin de Manon Blackbeak. 

Sarah J Maas fait vraiment évoluer ses personnages dans chaque tome et c’est quelque chose qu’on ne retrouve pas dans toutes les sagas. Mais avec Throne of glass, ils changent  au fil des expériences et des épreuves qu’ils endurent, ce qui leur confèrent un caractère d’autant plus attachant. Et dans chaque tome, de nouveaux personnages apparaissent, qu’elle prend le temps d’approfondir, ce qui apporte un peu de renouveau à l’intrigue. Dans ce tome 4, on voyage encore un peu plus en découvrant Morath et sa tour terrifiante. Mais surtout, on apprend enfin quelle est la menace qui plane réellement sur Aelin et sur le royaume tout entier. Et force est de constater que le mal n’est pas forcément là où on pouvait l’attendre. Queen of Shadows est plein de rebondissements auxquels on ne s’attend pas, on ne s’ennuie jamais et on retient son souffle très souvent.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu, je ne peux rien faire de plus…mais promis j’essaierai encore avec le tome 5 ;)

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