Les rois maudits : Le roi de fer (Tome 1)






Edition : Plon
Genre : Roman historique
Auteur : Maurice Druon
Parution : 1er mai 1973









Résumé : Au début du XIVème siècle s'ouvre, contre les Templiers, le plus vaste procès dont l'Histoire ait gardé le souvenir. Jacques de Molay, le grand maître de l'Ordre, meurt sur le bûcher en lançant sa terrible malédiction contre le roi de France, le pape et les grands du royaume : Maudits, tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! Les quatre derniers Capétiens directs meurent en moins de quinze années : adultères, meurtres, procès, trahisons ébranlent la dynastie.

Ma saison préférée est de retour et qui dit automne, dit romans historiques pour moi. Je ne sais pas pourquoi mais à cette période de l’année, j’aime tout particulièrement me plonger dans des fictions ou dans des polars historiques. Cela faisait un certain temps que j’avais envie de commencer Les rois maudits, j’avais même acheté l’énorme intégrale de chez Plon, mais je repoussais toujours le moment fatidique. Mais cette année, j’ai beaucoup moins de temps pour lire (ou pour faire des chroniques livresques comme vous l’aurez sans aucun doute remarqué), alors je choisis mes lectures avec le plus grand soin.

On m’avait vanté l’œuvre de Maurice Druon en long, en large et en travers et je ne peux que m’incliner. Même si « Le roi de fer » est le tome introductif de cette grande fresque historique, je n’ai pas vu le temps passer ni même les pages tourner.

Philippe le Bel règne en maître sur la France du XIVème siècle. Rien ne semble lui résister et il écrase sans la moindre pitié ses plus farouches opposants. Ses trois fils, Louis, Philippe et Charles, promettent un avenir radieux à la couronne de France. Quant à sa fille, Isabelle, Philippe l’a mariée au roi d’Angleterre Edouard II afin de forger une alliance pérenne avec le pays. Mais les apparences sont trompeuses. Les caisses du royaume sont vides et les Templiers, ordre extrêmement riche, ont une influence grandissante sur les affaires du royaume. Enguerrand de Marigny, conseiller du roi et Guillaume de Nogaret, Garde des sceaux, décident alors avec Philippe le Bel de briser cette influence et d’arrêter le grand maître de l’ordre, Jacques de Molay ainsi que de nombreux templiers. Ce dernier est condamné à périr sur le bûcher avec deux de ses comparses. Mais avant de mourir, il lance une terrible malédiction sur les trois hommes qui l’ont condamné « Roi Philippe, chevalier Guillaume, pape Clément, avant un an je vous appelle à comparaître devant le tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération de votre race ! ». Les évènements qui vont suivre vont faire écho à cette malédiction et sceller le destin de ces trois hommes mais aussi de la France et mener à la Guerre de Cent Ans.

George RR Martin s’est inspiré de cette saga au moment où il a commencé à écrire Game of Thrones. On reconnaît effectivement ce qui fait la richesse de sa saga, à savoir les intrigues politiques, les trahisons, les complots et des personnages qui ne sont pas manichéens mais qui ont une personnalité complexe. Si la trame de fond du roman est l’histoire de Philippe Le Bel et de la malédiction qui s’abat sur sa descendance, on suit d’autres personnages importants, tels que Charles de Valois, l’intriguant frère du roi, Robert d’Artois qui a perdu ses terres, que le roi a préféré confier à sa tante Mahaut d’Artois et qui cherche par tous les moyens à se venger ou encore Guccio Baglioni, neveu du riche banquier lombard Spinello Tolomei. Tous ces personnages concourent à la déchéance du royaume que Philippe le Bel a réussi à fortifier, quitte à se voir attribuer le surnom de « Roi de fer ». Maurice Druon s’est inspiré de de faits historiques réels et y a ajouté une dose de fiction

Je conseillerai ce livre à tous les grands amateurs de romans historiques car c’est un classique du genre qui a déjà été adapté à la télévision de nombreuses fois. Ne vous laissez pas rebuter par l’épaisseur du livre car contrairement à certaines fictions historiques qui peuvent parfois être difficiles à lire, les pages se tournent facilement une fois qu’on entre dans le récit. Je pense que ce genre de romans peut faire aimer l’histoire à beaucoup de gens, qui seront sans doute curieux ensuite de démêler le vrai du faux et de s’intéresser à cette période de l’histoire. Car l’auteur ne se contente pas de nous offrir une intrigue pleine de rebondissements, il nous dépeint également le quotidien à l’époque médiévale d’une façon captivante et détaillée. 

Vikings (Saisons 1,2,3,4)



Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé séries sur le blog, mais aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une série qui m’a totalement conquise en l’espace de quelques semaines, Vikings. C’est bien simple, si au jour d’aujourd’hui vous me demandez quelles sont mes séries préférées (hors romances historiques), j’ai un trio de séries qui me vient en tête et qui sont toutes sur la même place du podium : Game of Thrones, Sherlock et Vikings. Diffusée sur la chaîne History depuis 2013, Vikings retrace l’histoire et le parcours du roi légendaire Ragnar Lothbrok. Je n’ai jamais été aussi rapide à regarder une série et j’ai dû terminer les 4 saisons en l’espace d’un mois. Et je ne suis pas la seule puisque Vikings connaît un succès retentissant dans le monde entier, lié à son excellent casting et à la performance très remarquée de Travis Fimmel, alias Ragnar Lothbrok.


Vikings, c’est d’abord l’histoire d’un fermier, Ragnar Lothbrok, qui vit tranquillement dans sa ferme avec son épouse, Lagherta, et ses deux enfants : Bjorn et Gyda. Oui, mais voilà, depuis qu’un voyageur lui a parlé d’une terre encore inconnue des vikings et d’un moyen de naviguer jusque-là bas, Ragnar n’a qu’une envie,  partir en exploration, piller les peuples qui y vivent et ramener des richesses à Kattegat, son fief. Son seigneur, le Jarl Haraldson n’approuve pas ses envies de conquête et n’est pas disposé à lui prêter ses drakkars. Ragnar va néanmoins pouvoir s’appuyer sur l’aide de Floki le charpentier, qui va lui construire des bateaux. Un vent de rébellion souffle alors sur Kattegat, mené par  Ragnar, dont la légende ne fait que commencer.


Les réalisateurs ont replacé les légendes nordiques au cœur de la série. Les dieux sont très présents, notamment Odin, Loki, la déesse Freya. Le personnage de Ragnar Lothbrok est lui-même un personnage légendaire issu des mythes nordiques. Les personnages croient dur comme fer que leur destin est d’ores et déjà tracé et qu’ils ne peuvent y échapper. Tous, sauf Ragnar, qui au fil des saisons, commence à remettre en cause sa foi en ses propres dieux, notamment lorsqu’il rencontre Athelstan, un moine anglais qui va l’initier au christianisme et lui faire connaître une autre façon d'envisager le monde dans lequel il vit.


Evidemment, Vikings est une série où les batailles ont une place importante et où, il faut bien l’avouer, le sang coule parfois à flot. Mais là où les scénaristes ont été très subtils, c’est qu’ils n’en n’ont pas fait une série avec des grosses brutes qui se donnent des coups de hache toutes les dix secondes. Vikings est une série qui montre la manière de vivre de tout un peuple à une époque. L’amour y est donc présent, l’humour, mais aussi l’amitié et la loyauté entre ses hommes ou encore la trahison. Leurs Vikings ont des sentiments, même avec leur côté bourru. Et ça donne lieu à de très jolies scènes entre les personnages.


Je ne peux pas vous parler de Vikings sans vous parler de son casting. Le succès de la série est lié en grande partie à un acteur, Travis Fimmel, qui incarne Ragnar Lothbrok. Il crève littéralement l’écran par son charisme et il en fallait une sacrée dose pour jouer un tel personnage. Sa performance a été unanimement saluée, à un tel point que pour les fans, la série aurait tout aussi bien pu s’appeler « Ragnar Lothbrok ». Je ne peux vraiment pas leur donner tort. Travis Fimmel n’incarne pas Ragnar, il est Ragnar, ce héros dramatique, arrogant, drôle, rusé et intelligent. Sa performance est sans faute à chaque fois.


Cela étant dit, Travis n’écrase pas, par son charisme, le reste du casting. En général, quand vous aimez absolument tous les personnages d’une série (ou d’un livre), c’est que vous êtes sur quelque chose d’excellent. C’est encore le cas avec Vikings. Je pense notamment à Lagherta, l’épouse de Ragnar, qui est une véritable guerrière viking qui n’a absolument pas peur de combattre, de tenir tête à des hommes qui sont de grosses armoires à glace et qui est totalement indépendante. Bref, une badass de l’époque. Il y a aussi Bjorn, son fils aîné, que l’on voit grandir au fil des saisons, jusqu’à devenir un guerrier aussi féroce que son père. Il y a Rollo, le frère cadet de Ragnar, toujours dans l’ombre et qui a une relation amour/haine avec ce dernier.


Je veux aussi parler d’Athelstan, ce moine anglais qui va vivre de longues années avec les Vikings et qui sera tiraillé entre son amour pour Dieu et sa profonde amitié envers Ragnar. Ou encore le roi Ecbert qui règne sur un des différents royaumes composant l’Angleterre actuelle. Toutefois, mon personnage préféré après Ragnar reste Floki le charpentier. Certainement parce qu’il est complètement fou, qu’il est probablement une réincarnation du Dieu Loki, qu’il éprouve une loyauté indéfectible à l’égard de Ragnar, un amour véritable envers sa femme Helga et qu’il apporte à la série une grande dose d’humour. Gustav Skarsgard (frère d’Alexander Skarsgard, qui joue dans True Blood) a lui aussi réussi à façonner un personnage attachant et indissociable de la série. D’autres personnages font leur apparition au fil des saisons, dont je ne peux parler sans vous spoiler.


Les décors, costumes, et surtout, les coiffures, sont vraiment travaillés. Qui ne rêverait pas d’être coiffée comme Lagherta ou d’avoir une coupe de guerrier comme celle de Ragnar ? Là encore, les réalisateurs ont su s’entourer d’une équipe de passionnés qui ont su redonner vie aux Vikings, un peuple dont on ne sait pas grand-chose, même encore aujourd’hui. Toutefois, avec le peu qu’on en sait, la série fait des parallèles entre le monde « civilisé » de l’époque et celui des Vikings, et on se rend compte que ceux que l’on considérait comme Barbares étaient bien plus civilisés que ceux qui s’attachaient à les percevoir comme tels.



La série comporte à ce jour 4 saisons. La cinquième saison sortira à partir de novembre 2017 et elle risque de redessiner tous les contours de la série, en raison des évènements survenus à la fin de la saison 4. Si vous ne connaissez pas encore Ragnar et son équipe, je vous conseille vivement de vous y mettre, surtout si comme moi, vous aimez les séries historiques où il y a de l’action et une galerie de personnages qu’on ne peut pas s’empêcher d’aimer ou de détester. Et si vous connaissez déjà, n’hésitez pas à me le dire en commentaires, je serais curieuse de savoir qui vous préférez et quelle saison vous a le plus captivé jusqu'à présent. 


L'inconsolé (Mélissa Restous)







Edition : Editions du Petit Caveau
Genre : Bit-Lit, Romance
Auteur : Mélissa Restous
Parution : 15 janvier 2016








Résumé : Au cœur du XIXème siècle, Sacha Gabrilov, vampire arrogant et décadent, parcourt le monde en compagnie d’Henri Duplessis. Lorsque la route des deux dandys les amènent jusqu’en France, ils deviennent rapidement la coqueluche de tout Paris.  Sacha remarque la jeune et innocente Louise Delorme. Le somptueux vampire n’a alors plus qu’un désir : se rapprocher de la jeune fille afin de la posséder et de la pervertir. Dans l’ombre, l’immortel engage alors un jeu dangereux...

En ce jour de fête nationale, je vais vous parler de vampires ! Bon ok, ça n’a absolument aucun rapport, mais ça fait environ un quart d’heure que je cherche une phrase d’introduction, donc faites comme si c’était tout à fait logique, merci ! Bon sinon, trêve de plaisanteries, cette fois je suis de retour, c’est promis ! Il est temps que je rattrape mon retard, même si ledit retour se résume à deux livres à vous chroniquer. Et oui, ces derniers mois ont été plutôt chaotiques. Mais c’est l’été, le soleil brille (pas aujourd’hui), les oiseaux chantent, le ciel est bleu (en fait blanc) et je suis totalement motivée pour un été livresque !

Je vous disais donc vampire ! Si vous vous souvenez bien (et si vous vous souvenez vraiment, alors chapeau), en février dernier, je suis allée au festival de l’imaginaire Atrebatia à Arras. J’ai pu y rencontrer de jeunes auteurs, dont Mélissa Restous, qui a écrit « L’inconsolé »Le résumé me promettait un vampire arrogant et décadent, un Paris festif et mondain, une jeune et innocente jeune fille…je ne suis pas vraiment difficile et en plus de ça je suis faible. Le roman a donc rejoint ma pile de livres du salon.

Effectivement, j’ai pu faire la rencontre de Sasha Gabrilov, un vampire particulièrement agaçant, donc terriblement attirant. Oui parce qu’on ne va pas se mentir les filles, Edward Cullen, il est bien gentil, mais on ne peut pas s’empêcher de frémir devant un vampire qui ressemble davantage à Dracula qu’à un héros tout droit sorti d’un Harlequin non (je n’ai rien contre Edward Cullen ni contre les Harlequins, qu’on se le dise tout de suite, j’ai eu une longue période Twilight moi aussi) ?

Sasha Gabrilov, vampire arrogant et décadent donc, arrive à Paris en compagnie de son ami de très longue date, Henri Duplessis. Dans le Paris du XIXème, le vieux vampire (oui, je ne peux pas vraiment dire le jeune homme cette fois) fait la rencontre de la douce Louise Delorme, qu’il a bien envie de croquer (littéralement…). Toutefois, au fur et à mesure de leurs échanges, Sasha commence de plus en plus à apprécier cette jeune femme qui cache en réalité un tempérament de feu.

Si vous vous dites que l’histoire se résume à : Sasha tombe amoureux de la belle Louise, il abandonne ses vieux démons, ils s’enfuient loin et vivent heureux une fois qu’il l’a mordu…non. Le roman de Mélissa Restous est beaucoup plus sombre, avec une ambiance gothique. Les personnages souffrent et le final n’est pas du tout celui qu’on pourrait imaginer. Les dernières pages m’ont laissées un peu perplexe, puis finalement j’ai trouvé que c’était une manière originale de conclure l’histoire.

Le roman est court, à peine 172 pages, pourtant l’intrigue et les personnages sont suffisamment développés pour qu’on ne reste pas sur notre faim (aucun jeu de mot lié au vampirisme, promis). Etant donné la taille du roman, je ne vais toutefois pas vous donner de détails sur l’histoire et sur les personnages comme je le fais d’habitude pour vous laisser découvrir l’intrigue.

Finalement, ce que j’ai vraiment adoré avec ce roman, c’est la plume de Mélissa Restous. Je vais être honnête, je ne m’attendais pas en si peu de pages à avoir une telle qualité au niveau de l’écriture. Mais malgré son jeune âge, l’auteure parvient à créer une ambiance sombre et torturée, pleine de poésie, j’ai totalement accroché et je lirais ses prochains romans avec plaisir.


En résumé, si vous cherchez une histoire de vampires qui revient aux sources du mythe, dans un Paris historique, avec une intrigue qui vous surpendra, ce roman très court est fait pour vous. C’est l’idéal pour se vider l’esprit et passer quelques heures en bonne compagnie. Et ça n'a rien à voir, mais je suis très contente d'être de retour sur le blog, cette fois de manière permanente je l'espère ! Je passe sur vos blogs très rapidement pour voir ce que j'ai manqué ces derniers mois!

Les Demoiselles d'Arisaig, Tome 1 : Daphné (Sarah M.Carr)






Genre : Romance contemporaine
Edition : Mots en flots
Auteure : Sarah M.Carr
Parution : 11 mai 2017
Coup de coeur









Résumé : « Bienvenue à Arisaig, petit village de pêcheur où vit la communauté d'âmes la plus farfelue d'Écosse. Daphné, libraire de son état, mène une vie paisible avec pour unique compagnon Angus, son chat, prince régent à ses heures. Partez avec elle à la rencontre de ses éclectiques amis... Fiona dont les tenues d'évadé d'hôpital psychiatrique n'ont d'égal que son sens de la répartie toxique, Jay le lubrique propriétaire du pub fréquenté par nos demoiselles et Erin l'adorable propriétaire de L'atelier du cupcake. Une vie paisible ? Pas tout à fait ! Le jour où les yeux de la jolie libraire se pose sur « Apollon », son existence bascule dans le plus hilarant mais aussi attendrissant et dramatique des chaos. Tentatives de séduction ratées, beuverie aux conséquences imprévues... Passion torride et trahison. Suivez la destinée de la première demoiselle d'Arisaig. »

Je sais ce que vous allez dire : « La voilà qui se repointe comme une fleur » alors que son dernier article date du 23 avril. Déjà dans mes deux dernières chroniques, je m’excusais de mon absence qui dure depuis le mois de mars. Alors je ne vais pas refaire le speech habituel : nouveau boulot, recherches d’appartements, trajet d’une heure matin et soir, journées de boulot se terminant à 19h, week ends entre amis et famille bien remplis…autant vous dire qu’il m’a été très difficile d’allumer mon ordinateur, de lire (le dernier livre que j’ai lu date du 18 mars). Mais ça y est, j’ai trouvé un appartement proche de mon boulot, j’emménage dans les prochaines semaines et j’espère pouvoir retrouver un rythme régulier dans mes chroniques.

En tout cas, assez parlé de moi pour aujourd’hui. Le livre dont je vais vous parler est un peu particulier, puisque c’est ma copinaute In romance we trust qui l’a écrit, une fille que j’adore pour son humour truculent et une passion commune pour les voyages, la nourriture, Jane Austen et les dramas de la BBC. Cela fait plusieurs mois qu’elle nous annonce la parution de son premier roman et je trépignais littéralement d’impatience à l’idée de l’avoir entre les mains. Je ne suis pas vraiment étonnée de dire que ce roman a été un coup de cœur et que je suis tombée amoureuse de ses personnages et de la petite ville d’Arisaig.

Après le décès de ses parents, Daphné Fraser (aurait-elle un lien de parenté avec notre Jamie international ??) décide de s’installer dans le petit village d’Arisaig, au fins fond de l’Ecosse. Libraire de profession, ce n’est pas là-bas que son affaire risque d’être florissante, sa principale cliente étant Miss Sutter, une vieille femme aigrie qui adore médire. Heureusement, la jeune femme peut compter sur Fiona, une jeune coiffeuse dont les tenues lui donnent l’allure d’une évadée d’un hôpital psychatrique, Erin, qui soigne sa peine de cœur dans sa boutique de Cupcake et Jay, le propriétaire du seul pub d’Arisaig, pervers mais attachant. Daphné mène une vie paisible entourée de la douce folie de ses amis, jusqu’à ce qu’un mystérieux inconnu débarque à Arisaig et mette sa vie sans dessus dessous. Neil McCallum, sous ses dehors sexy lui valent le surnom d’Apollon, cache un passé trouble auquel Daphné devra se confronter pour que la première destinée des demoiselles d’Arisaig puisse s’accomplir.

Daphné Fraser est un personnage que j’ai adoré parce que dans un monde idéal, j’aimerais être comme elle. Certains rêvent d’être millionnaires, moi j’aimerais juste tenir une librairie au fin fond de la campagne Ecossaise en me régalant de délicieux cupcakes. Malheureusement, je ne vis pas encore dans un monde idéal, alors suivre l’histoire de Daphné a été un véritable plaisir ! Un peu maladroite, se mettant toujours dans des situations hautement improbables et plus gênantes les unes que les autres, Daphné vaut le détour. Si on ajoute à ça un très bon sens de la répartie, alors vous avez un cocktail à la fois explosif et attachant. De plus, Daphné n’est pas une héroïne parfaite. Elle a quelques kilos en trop, et même si elle est jolie, elle ne ressemble pas à un mannequin stéréotypé, et c’est plaisant de pouvoir suivre le parcours d’une héroïne « normale ».

Puisque la saga se concentre sur les Demoiselles D’Arisaig, je ne vous parlerai que de ces dernières et je vous laisserai le soin de découvrir par vous-mêmes leurs Apollons respectifs, en me contentant de dire que j'adhère totalement au choix de Daphné.

La meilleure amie de Daphné est Fiona, une jeune coiffeuse délurée, s’habillant de manière aussi excentrique que sa couleur de cheveux et employant un langage digne d’une poissonnière. Comment vous dire que si j’adore Daphné, je suis littéralement tombée amoureuse du personnage de Fiona. Drôle, pétillante, pleine de répartie, attachante, extrêmement loyale envers Daphné, toujours présente pour défendre son amie, c’est une véritable bouffée d’air frais. On a un aperçu de la romance que pourrait vivre Fiona avec un élégant gentleman  (coincé selon elle) et qui, je l’espère, fera l’objet du deuxième tome !

Quant à Erin, le troisième membre de ce trio, elle reste un peu plus énigmatique. Elle est venue s’installer à Arisaig après avoir découvert que son compagnon avait en fait une double vie et qu’il était marié et père de famille. Profondément blessée par cet homme avec qui elle pensait vivre une histoire d’amour sincère, la jeune femme soigne petit à petit ses blessures. 

En plus d’avoir une palette de personnages plus fous les uns que les autres, ce roman a un gros point fort : les dialogues. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri pendant ma lecture. L’humour décalé et les échanges corrosifs entre les personnages ajoutent indéniablement au charme de cette romance. Et si l’humour est très présent tout au long du récit, les déclarations d’amour de Neil vous rappelleront très vite que vous lisez une romance contemporaine qui va vous faire fondre !


En conclusion, le premier tome des Demoiselles d’Arisaig est une véritable bouffée d’air frais qui vous fera sourire et rire tout au long de votre lecture. Les personnages sont plus loufoques et attachants les uns que les autres et le charme de l’Ecosse opère toujours autant. En attendant les aventures de Fiona que j’attends avec impatience, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce premier roman d’une auteure très prometteuse que j'aime beaucoup, nom d'un cul d'Highlander (by Fiona) ;) !

Anno Dracula (Kim Newman)






Genre : Fantastique
Edition : Le livre de Poche
Auteur : Kim Newman
Parution : 16 avril 2014
Coup de coeur








Résumé : Londres 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires se font assassiner par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume…

Après un peu plus d’un mois d’absence, je peux enfin me poser pour vous écrire une nouvelle chronique, et je dois dire que ça fait vraiment du bien de retrouver mon blog. Je m’excuse de cette absence prolongée, mais parfois la vie fait qu’on n’a pas toujours le temps de tout concilier. Même si j’adore mon blog, j’ai commencé il y a un peu plus d’un mois maintenant un nouveau travail et mes horaires étant 9h/18h chaque jour, sans compter un trajet de 45 minutes pour rentrer chez moi, vous comprendrez que le soir, je n’avais pas forcément le temps d’allumer mon ordinateur. Mes week end ayant également été chargés, je n’ai pas pu écrire de nouvelles chroniques jusque-là, mais me voici enfin de retour. Autant vous dire que je n’ai pas lu beaucoup de livres depuis un mois, mais j’avais encore quelques chroniques en réserve du mois de février. 

Imaginez un Londres victorien dans lequel la reine Victoria aurait épousé…le Comte Dracula ! Un monde dans lequel Jack l’éventreur assassinerait des prostituées vampires dans les rues de Whitechapel ? Un monde où vos personnages historiques et vos personnages de fiction cohabiteraient ? Parce que dans le roman de Kim Newman, les références littéraires foisonnent, à un tel point qu’il y en a forcément certaines que je ne connais pas et dont je ne me suis probablement pas rendue compte. Vous pourrez notamment croiser Mina Harker, Jonathan Harker, John Seward, des personnages emblématiques du roman classique Dracula. Vous entendrez parler de Lestrade, Sherlock Holmes et son frère Mycroft.  Ou alors, vous tremblerez en reconnaissant le Dr Jekyll !  Tous ces personnages côtoient des figures historiques ayant réellement existé comme Bram Stoker, les prostituées assassinées par Jack l’éventreur, Oscar Wilde. Le génie de Kim Newman aura donc été de réunir dans un même roman personnages de fiction et personnages historiques pour créer un Londres victorien alternatif très convaincant.

L’action se déroule en 1888. Dracula n’a pas péri de la main de Van Helsing, il s’est installé en Angleterre et a épousé la reine Victoria. Les vampires sont donc devenus les maîtres de l’Angleterre et la très sanguinaire garde Carpathe sème la terreur parmi les humains qui doivent cohabiter avec les vampires. Les humains appartenant aux classes les plus élevées de la société sont incités à devenir des vampires et doivent se trouver un père-en-ténèbres c’est-à-dire un vampire de haute lignée en mesure de les protéger. Dans les classes les plus pauvres, les prostituées vampires vendent leurs charmes contre une gorgée de sang frais. Bientôt, ces dernières sont assassinées les unes après les autres par un détraqué qui se fait appeler Scalpel d’Argent. Charles Beauregard, un aventurier au service d’une organisation secrète, le Diogene’s Club, se voit confier la tâche d’enquêter que les meurtres de Whitechapel. En parallèle, Scotland Yard confie la même enquête à Geneviève Dieudonné, une vampire française vieille de 4 siècles. Les deux enquêteurs vont se rencontrer au cours de l’enquête et très vite former un duo de choc, dans une société londonienne en pleine ébullition où la révolte contre l’ordre établi par le Comte Dracula commence à gronder.

Charles Beauregard est le dandy anglais par excellence. Gentleman, mystérieux, ayant vécu des aventures à l’autre bout du monde, toujours ben habillé, honnête et un brin torturé. Ce dernier a en effet perdu sa première femme, Pamela Churchward, morte en couches. Cette tragédie l’a véritablement affecté car son mariage était un mariage d’amour. Néanmoins, quelques années plus tard comme les convenances l’exigent, Beauregard est de nouveau fiancé…à la cousine de sa première épouse, Penelope Churchward. Celle-ci le presse de devenir un vampire, perspective qui est loin de l’enthousiasmer. Si Beauregard doit cohabiter avec les sang-froid, il n’a aucune envie de devenir l’un d’entre eux. Resté fidèle à sa majesté la reine Victoria, il voue une haine absolument farouche au Comte Dracula et semble prêt à tout pour sauver sa reine de cette emprise maléfique.

Geneviève Dieudonné est une vampire de quatre siècles, qui, il faut bien l’avouer, est un peu blasée de tout au début du roman. Curieusement, elle a choisi d’exercer la profession de médecin pour sauver des vies, en totale contradiction avec la plupart de ses semblables. Elle est issue d’une lignée différente de celle de Dracula, plus pure  et est la seule vampire capable de se mesurer à lui. Quand Scotland Yard lui demande d’enquêter sur les meurtres de Scalpel d’argent, Geneviève finit par se sentir concernée par le sort de ses femmes qu’elle soigne parfois dans son hospice situé au cœur de Whitechapel. C’est un personnage que je qualifierais volontiers de « badass ». Elle est courageuse, directe, elle sait se défendre et est complètement indépendante.

L’idée de Kim Newman m’a charmé du début à la fin. Dans ce roman, tous mes personnages préférés sont réunis et évoluent dans une même société. Kim Newman repart aux fondements du mythe de Dracula. Ici pas de vampire comme Edward Cullen. Le Comte Dracula est machiavélique et ceux issus de sa lignée sont des abominations. C’est plutôt agréable de replonger au cœur de l’histoire originelle sans version policée comme on peut le voir aujourd’hui (bien que ces versions ne me dérangent pas non plus). La culture de cet auteur, qu’elle soit cinématographique, historique ou littéraire est  impressionnante. Anno Dracula n’est pourtant pas qu’un catalogue de références. Il y a une véritable intrigue, qui s’inspire souvent de l’histoire


En conclusion, si vous aimez tous les personnages que j’ai mentionnés dans cette chronique, si la culture vampirique de base vous intéresse et si l’ambiance gothique alliée au côté historique vous plaît, ce roman est fait pour vous

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