Un palais d'épines et de roses : Tome 1 (Sarah J.Maas)







Genre : Fantasy
Edition : La Martinière Jeunesse
Auteure : Sarah J.Maas
Parution : 2017
Coup de coeur








Résumé : En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ? A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?

Si vous suivez mes chroniques régulièrement (et par régulièrement, j'entends plutôt, entre mes différentes absences plus ou moins longues...), vous savez sans doute que Sarah J.Maas est l'une de mes auteures préférées. Après avoir lu les deux premiers tomes d'Un palais d'épines et de roses, je dois pourtant revoir mon jugement : Sarah J.Maas est définitivement mon auteure préférée. Sa saga Throne of Glass (dont il me reste trois tomes à lire) m'avait déjà coupé le souffle et cette nouvelle série n'a rien à lui envier. Sarah J.Maas étant la reine des retournements de situation, mes émotions et mon avis sur les personnages ont beaucoup changé en deux tomes. Mais je vais essayer de rester objective avec cette chronique.

Feyre Archeron vit avec son père et ses deux sœurs, Nesta et Elain, dans le dénuement le plus total. Surnommé « le prince des marchands » à l'apogée de sa carrière, son père n'est plus que l'ombre de lui-même depuis que ses navires ont coulé, le laissant totalement ruiné. Alors que ses sœurs semblent avoir des difficultés à intégrer le fait que leur train de vie ne puisse plus être le même, Feyre doit assumer le rôle de pilier pour sa famille. Elle se rend régulièrement dans les bois pour chasser, à la frontière des royaumes mortels et immortels. Une nuit, elle croise la route d'un immense loup qu'elle tue. Elle apprend alors qu'il ne s'agissait pas d'un loup, mais d'un Fae, sujet du Haut Seigneur de la Cour du Printemps prénommé Tamlin. Celui-ci débarque un soir dans la chaumière des Archeron et sollicite réparation pour le crime qui a été commis. Feyre n'a d'autre choix que de le suivre en plein cœur de Prythian, le royaume Fae. Mais contre toute attente, ce Haut Seigneur à l'allure si terrifiante la traite avec bienveillance. Feyre va bientôt découvrir que son arrivée au sein de la Cour du printemps n'est pas totalement due au hasard et qu'une simple humaine pourrait bien changer le destin de tout le royaume.

Un palais d'épines et de roses a été présenté comme une réecriture de la Belle et la Bête lors de sa promotion et il y a effectivement des similitudes. Mais Sarah J Maas crée un univers qui lui est propre et ce qui semble être une intrigue simple se révèle bien plus complexe et travaillé qu'en apparence. J'ai adoré suivre l'évolution de Feyre au sein du royaume immortel de Prythian, c'est une heroïne badass comme l'auteure les affectionne tant et qu'on ne peut s'empêcher d'aimer. 

Feyre Archeron est une jeune femme qui ne se sent pas à sa place au sein de sa famille. Depuis le naufrage de ses bateaux, son père a sombré dans la dépression et ne fait rien pour aider sa famille. Nesta, l'aînée, est en colère contre le monde entier et laisse Feyre subvenir à leurs besoins. Seule sa jeune sœur Elain fait preuve de douceur et de gentillesse envers elle. Mais Feyre a fait une promesse à sa mère avant que celle-ci ne meurt, celle de toujours s'occuper des siens, et elle compte bien s'y tenir. Malgré le fait qu'elle soit si mal traitée, Feyre aime profondément sa famille et serait prête à donner sa vie pour eux. Cette bonté et cette gentillesse m'ont frappé dès le début du roman. Aussi, quand Tamlin débarque, elle n'hésite pas à proposer de se sacrifier pour eux. C'est un personnage qui n'a jamais vraiment reçu l'amour qu'elle méritait et qui, à 19 ans seulement, n'a jamais eu quelqu'un pour s'occuper d'elle. Cela change quand elle arrive à la Cour du printemps. Car contre toute attente et malgré tout ce qu'elle a pu entendre au sujet des Fae et de leur manière cruelle de traiter les humains, Tamlin se montre bon envers elle. Et cette bonté va lui permettre de guérir, de s'épanouir pleinement et de découvrir un royaume qu'on lui a appris à craindre toute sa vie mais qui se révèle bien différent de ce qu'on a pu lui présenter.

Tamlin, Haut Seigneur de la Cour du printemps, doit faire face à une menace extérieure qui risque de détruire entièrement sa cour. Il tente de faire du mieux qu'il peut pour préserver ses frontières et ses hommes, mais porte un lourd fardeau sur ses épaules. Quand Feyre arrive chez lui, il ne sait pas trop comment réagir face à cette humaine têtue, qui malgré sa peur, n'entend pas se laisser marcher sur les pieds. Il réalise pourtant bien vite que Feyre est pleine de courage et de bonté et va tout faire pour qu'elle s'ouvre à lui. Tamlin est sexy, doux et protecteur et il tombe peu à peu sous le charme de Feyre. Et le lecteur tombe sous le charme de ce couple et du romantisme qui émane de leur relation. J'ai beaucoup aimé Tamlin qui souhaite plus que tout rendre Feyre heureuse en lui fournissant ce qu'elle n'a jamais connu : de l'attention et de l'amour.

Lucien, Second de Tamlin est un personnage que j'ai beaucoup apprécié également. Il n'a pas d'affection particulière pour les humains et son passe temps préféré semble être de taquiner Feyre. Pourtant, malgré la haine mutuelle qu'ils ressentent l'un vis à vis de l'autre au début du roman, une espèce d'amitié va se développer entre eux. Lucien est loyal envers Tamlin, qui est son meilleur ami, et il va vite se rendre compte de l'importance que Feyre a pour le Haut Seigneur. C'est une jolie relation qui mériterait d'être davantage développé dans les tomes suivants, tout comme ce personnage. 

Mais bien sûr, comme rien n'est jamais acquis avec Sarah J Maas, un autre Fae pointe le bout de ses oreilles pointues au milieu du roman, j'ai nommé Rhysand. Ayant lu le tome 2, je pourrais vous professer mon amour pour Rhysand pendant des heures, mais je vais garder ça pour plus tard. Rhysand est le Haut seigneur de la Cour de la nuit, il est sexy, arrogant, décrit comme « la mort incarnée », entourée d'un halo de noirceur et persuadé d'être le Fae le plus sexy qui soit. Ce n'est qu'à la fin du roman qu'on comprend que l'auteure a une idée derrière la tête. Rhysand, aussi détesté soit-il de l'ensemble du royaume Fae, va se trouver être un soutien de poids pour Feyre et un allié fidèle dans les moments les plus sombres.

Si le roman commence de manière assez tranquille, le dernier tiers est rempli de rebondissements comme seule Sarah J.Maas en a le secret. Mon cœur a encore joué au montagnes russes pour Feyre, un personnage auquel on s'attache tellement qu'on souffre pour elle dès que l'auteure décide de la plonger au cœur d'épreuves plus terribles les unes que les autres. Ce roman est un vrai condensé d'émotions et il est très difficile de s'en détacher (même pour du chocolat). 

En d'autres termes, si vous n'avez pas encore découvert la plume de Sarah J.Maas, je vous conseille de commencer par ce roman, qui est peut être une bonne étape avant de se lancer dans Throne of glass, la romance étant un plus présente. Si vous aimez la fantasy, la romance, les héros sexy et protecteurs et les héroïnes badass, alors ce roman est fait pour vous.


Agatha Raisin enquête T1 : La quiche fatale (M.C Beaton)






Genre : Mystère/Humour
Edition :Albin Michel
Auteure :M.C Beaton
Parution : 1er juin 2016









Résumé : Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Avec un titre aussi évocateur et une couverture pareille, difficile de ne pas craquer pour ce premier tome des aventures d'Agatha Raisin. J'ai découvert ce personnage un peu après tout le monde puisque Albin Michel a déjà sorti 16 tomes, mais je ne le regrette pas car c'était très agréable de lire ce roman durant les vacances de Noël, au chaud avec une tasse de thé.

Agatha Raisin a décidé qu'à 53 ans, il était temps pour elle de prendre une retraite anticipée. Elle dit donc adieu à sa boîte de communication et fait l'acquisition d'un cottage dans les Cotswolds, au cœur de la campagne anglaise. Sauf qu'après avoir vécu dans le rythme effréné londonien toute sa vie, la campagne anglaise lui semble bien morne. Et les habitants du petit village de Carly ne semblent pas vraiment prêts à accueillir une étrangère au sein de leur communauté. Remettant ses choix en question, Agatha décide néanmoins de participer à un concours de quiche dans l'espoir de s'intégrer et de devenir rapidement populaire. Et pour être certaine de remporter la compétition, elle décide de faire appel à un traiteur Londonien. Aussi, quand le juge de la compétition s’effondre après avoir goûté sa quiche, Agatha se retrouve dans l'embarras et n'a pas d'autre choix que de démontrer aux habitants qu'il ne s'agit pas d'un accident mais bel et bien d'un assassinat.

Agatha Raisin est une quinquagénaire dynamique qui se retrouve soudain propulsée au cœur de la campagne anglaise. Dirigeante d'une boîte de communication jusqu'à sa retraite anticipée, elle a toujours eu l'habitude d'être au centre de l'attention et supporte mal qu'on ne s'intéresse pas à elle. Ce qui est rafraîchissant, c'est que c'est un personnage bourré de défauts. Curieuse, gaffeuse, trop exigeante avec ses proches ou les gens qui l'entourent, il y a forcément des moments où elle agace le lecteur. Et en même temps, quel plaisir de voir Agatha enquêter, essayer de dialoguer avec les autres, faire des bêtises et recommencer malgré ses nombreuses gaffes, le tout avec le même panache. Il est difficile de ne pas s'attacher à elle malgré, ou plutôt grâce à ses défauts qui donnent lieu à des situations et dialogues teintés d'un humour british inimmitable. Car l'humour britannique est très présent dans ce roman et je dois dire que c'est ce qui fait tout son charme.

En ce qui concerne l'enquête, je suis un peu plus mitigée. Il n'était pas très difficile de deviner l'identité de l'assassin. Il s'agit néanmoins d'un tome destiné à présenter le personnage d'Agatha, il est donc normal que l'enquête se retrouve au second plan. Le plus drôle reste de voir Agatha qui n'a pourtant aucune prétention à devenir détective, tenter coûte que coûte de prouver que ce n'est pas à cause de sa quiche qu'un homme est mort. C'est avant tout un roman feel good avec une enquête somme toute basique mais qui permet à l'auteure d'exploiter l'humour british à travers son héroïne.  

J'ai beaucoup apprécié les personnages secondaires. Il faut dire qu'on retrouve un peu tous les clichés : la commère, le pasteur, le policier, le couple de faux bourgeois, le coureur de jupons, la femme battue par son compagnon qui trempe dans de louches affaires, l'ancien employé ambitieux... Une belle brochette de personnages auxquels Agatha se confronte. Le policier Bill Wong qui a la vingtaine et qui se lie d'amitié avec Agatha reste mon personnage secondaire préféré.

Enfin, je dois dire que l'écriture de M.C Beaton nous donne vraiment le sentiment d'être dans un cottage en plein cœur de la campagne anglaise. C'est pour ça que c'était si agréable de le lire un soir d'hiver (ou par une journée pluvieuse). Les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte et une fois le roman refermé, on a juste envie de retrouver Agatha.

En résumé, le premier tome des aventures d'Agatha Raisin aura su me convaincre grâce à son charme et son humour britannique bien présent. Un roman feel good à dévorer sans modération par une après midi pluvieuse ou neigeuse !

RETROSPECTIVE 2018 - PARTIE 2


L'année 2018 aura été plutôt pauvre en lectures, alors que j'avais pour objectif de lire davantage. Malheureusement, cette année 2018 ayant été plutôt difficile d'un point de vue personnel, cela a eu des répercussions sur mon rythme de lecture. Ajoutons à cela une grosse panne de lecture qui a duré de mai à septembre, un été splendide, Netflix (qui est le mal) et le résultat s'élève à 24 livres lus... Heureusement, j'ai fais de très belles découvertes ce qui me permet quand même de vous donner un top 2018.

RETROSPECTIVE LIVRESQUE

1/ THRONE OF GLASS – SARAH J.MAAS :




Cette année, j'ai découvert l'univers de Sarah J.Maas avec la saga Throne of glass dont j'ai dévoré les quatre premiers tomes. Il s'agit sans conteste de mon coup de cœur de l'année 2018 et j'ai hâte de me plonger dans les trois derniers tomes ! Le royaume d’Adarlan, d’où toute magie a été bannie, est gouverné d’une main ferme par un roi tyrannique. Keleana, membre de la secte des Assassins et opposée au pouvoir du roi, est emprisonnée dans les mines de sel d’Endovier depuis plus d’un an. Pour gagner sa liberté, Keleana doit représenter le prince Dorian dans un tournoi à mort dont l’unique survivant devra servir le roi pendant 4 ans. Mais les concurrents, l’un après l’autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir. Manifestement, d’obscures forces magiques ressurgissent dans l’ombre de la cité et la jeune Assassineuse va devoir leur faire face pour survivre… 




2/ LA MAISON DE LA FALAISE – AUDREY PERRI :





Vous connaissez sans doute mieux Audrey Perri sous le pseudonyme de Cellardoor puisqu'il s'agit également d'une blogueuse littéraire. Bien qu'il s'agisse de son premier roman publié, Audrey n'a rien à envier à Kate Morton !  J'ai été happée par ma lecture, par le style d'écriture et par l'intrigue melant passé, présent et secrets de famille. Dévastée par une récente rupture, Alma quitte Londres pour passer l'été chez sa grand-mère Mina. C'est là, dans la bibliothèque familiale, qu'elle découvre entre les pages d'un livre, une ancienne lettre. Le courrier est adressé à son arrière-grand-mère, autrefois employée chez les Wilson, une famille habitant une grande maison du coin, battue par les embruns. Qui est cette femme noyée dont la lettre parle avec tant de douleur ? Quel rôle a été joué par sa propre famille dans ce drame ? 





3/ LA CONFIDENTE DES MORTS – ARIANA FRANKLIN :





C'est la grosse surprise de l'année 2018, pour un roman que j'avais  acheté pour sa couverture sans lire le résumé. Je me suis attachée au personnage d'Adelia mais également à tous les personnages secondaires. L'auteure a su instaurer une atmosphère pesante qui tient en haleine jusqu'à la fin.  Cambridge, 1171. Un enfant a été massacré dans des conditions atroces et les Juifs, désignés comme boucs émissaires, ont été forcés de se retirer dans le château seigneurial afin d’éviter un lynchage en règle. Henri, roi d’Angleterre, ne voit pas ces événements d’un très bon œil. Le véritable assassin doit être trouvé, et rapidement. Un enquêteur de renom, Simon de Naples, est dépêché depuis le continent et débarque en ville accompagné d’un Maure et d’une jeune femme, Adelia Aguilar, spécialisée dans l’étude des cadavres... Un savoir-faire qu’elle devra garder secret si elle veut éviter d’être accusée de sorcellerie. 





RETROSPECTIVE SERIES

1/ L'ESPIONNE DE TANGER 





 Cette année, Netflix nous a proposé l'adaptation du roman de Maria Duenas, « L'espionne de Tanger ». Trahie par l'homme qu'elle aimait, Sira, vingt ans, se retrouve seule à Tétouan. La guerre civile ravage l'Espagne et elle ne peut rejoindre sa mère à Madrid. Sans argent, sans amis, elle ne doit sa survie qu'à son seul talent : la couture. Comment peut-elle imaginer qu'en montant un atelier de confection elle se prépare à une existence d'aventurière ? L'actrice Adriana Ugarte qui incarne Sira est tellement élégante et gracieuse. J'ai été transportée au Maroc et en Espagne avec une héroïne forte qui ne va jamais baisser les bras !








2/ LES DESASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE SAISON 2 





 La saison 1 faisait déjà partie de mes coups de cœur de 2017 et c'est sans surprise que la saison 2 rejoint cette rétrospective 2018. Cette saison adapte les romans 5 à 9, de façon très fidèle tout en ajoutant des éléments nous permettant de répondre à quelques questions sans réponse. L'univers a été parfaitement compris par les équipes de production. Le trio ne déçoit aucunement et la petite Prunille qui a bien grandit depuis la saison 1 est juste adorable, j'ai fondu à chacune de ses scènes. Neil Patrick Harris est toujours aussi fantastique en Comte Olaf et est désormais rejoint par Lucy Punch, excellente en  Esmé Salomon d'Eschemizerre. Je sais déjà que la saison 3, qui sort le 1er janvier 2019, fera indénablement partie de ma rétrospective 2018. 





3/ THE END OF THE FUCKING WORLD 





Parce qu'il faut une surprise pour chaque type de rétrospective, TEOTFW aura été une grande claque ! J'ai regardé le premier épisode sans grande conviction en début d'année...et j'ai terminé en une journée. James, âgé de 17 ans et qui vit seul avec son père veuf, se présente comme un psychopathe et tue régulièrement des animaux comme passe-temps. Il se lie avec Alyssa, une camarade de lycée aussi rêveuse que rebelle qui vit avec sa mère et son beau-père. James se met en tête d'assassiner quelque chose de plus gros qu'un animal mais il commence à ressentir des sentiments pour elle alors qu'ils fuguent chacun de chez eux et se lancent dans un road trip aux péripéties tragi-comiques. Cette série est complètement décalée, on s'attache très vite à ces personnages atypiques et un an après, je ne suis toujours pas remise de la fin. 





4/ SABRINA 






En fin d'année, Netflix  nous a proposé un remake de Sabrina l'apprenti sorcière, version satanique. J'ai totalement accroché à l'ambiance de la série, à l'actrice principale, mais également aux personnages secondaires. Rien à voir avec la Sabrina des années 90, cette série est un peu barrée et les sorcières adorent Satan. Pour la petite anecdote Zelda Spellman est incarnée par Miranda Otto, alias Eowyn dans le Seigneur des anneaux et elle est absolument géniale en fervente admiratrice de Satan (oui, je vous ai dis que c'était bizarre). L'univers alterne entre moments sombres et légers, c'est un vrai plaisir à regarder !






RETROSPECTIVE FILMS

1/ MAMAMIA HERE WE GO AGAIN 





Je l'admets, mon amour pour les comédies musicales est sans limite. Mamamia Here we go again est un condensé de bonne humeur, de soleil, de chansons, de rires et de larmes. Une vraie petite pépite qui saura toujours vous redonner le moral. Dix ans après la sortie du premier film, on s'intéresse désormais à la jeunesse de Donna (alias Meryl Streep et Lily James) et à sa rencontre avec Harry, Bill et Sam. Les acteurs du premier film sont également de la partie. Lily James est pétillante et représente à merveille la jeunesse de Donna. Amanda Seyfried n'a pas pris une ride et incarne une Sophie sur le point de réaliser le rêve de sa mère. La bande originale est à tomber. Je sais que vous ne pensez pas avoir besoin de Mamamia dans votre vie, mais je vous assure que c'est le cas alors regardez et chantez a tue tête. 





2/ THE GREATEST SHOWMAN 







On continue avec les comédies musicales. Je ne pouvais pas passer à côté de The Greatest Showman même si j'ai mis un peu de temps à le regarder. Hugh Jackman m'impressionne tellement, cet acteur sait tout faire, même chanter à merveille. Encore une fois, la bande originale est absolument géniale, elle tourne en boucle dans ma voiture avec Mamamia.  Ce film, c'est une bonne dose de féerie et d'espoir, avec un message fort, un vrai plaisir à regarder pendant 2h.







3/ LE CERCLE LITTERAIRE DE GUERNESEY 




Très belle adaptation du roman de Mary Ann Schaffer, avec une Lily James magnifique, comme toujours (oui, j'aime beaucoup cette actrice).  A la fin de la seconde guerre mondiale, Juliet Ashton, une jeune écrivaine britannique en manque d'inspiration, reçoit une lettre d'un mystérieux membre du club de littérature de Guernesey crée durant l'Occupation allemande. Intriguée et curieuse d'en savoir plus, elle se rend sur l'île et rencontre alors les membres excentriques et attachants du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey Adams, le charmant fermier à l'origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l'île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey et pour les autres férus de littérature changeront à jamais le cours de sa vie ainsi que sa carrière d'écrivaine. Les paysages sont à couper le souffle et donnent envie de faire un tour dans la campagne anglaise.



4/ COCO 







Je termine cette rétrospective par un Disney vu au tout début d'année 2018. Tout dans ce dessin animé est parfait, les lumières, les chansons, l'histoire, les valeurs véhiculées. Ce n'était pas facile pour Disney de traiter d'un sujet comme la mort et c'est un pari réussi. Je suis peut être devenue adulte (enfin en apparence, parce que dans ma tête, ça se discute) mais je ne cesserai jamais d'adorer les Disney. Et celui-ci m'a particulièrement ému, j'ai d'ailleurs pleuré toutes les larmes de mon corps à la fin. Une très belle découverte !






Voilà c'est tout pour cette année. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une très belle et heureuse année 2019.

RETROSPECTIVE 2018 - PARTIE 1



2018 aura été une année très difficile et il me tarde de la laisser derrière moi. J'ai l'impression que c'est le cas pour beaucoup d'entre nous. Je ne suis pas du genre à étaler ce qui ne va pas, je préfère de loin me rappeler des bons moments, mais je dois dire que j'ai presque hésité avant de faire ma traditionnelle rétrospective de l'année écoulée. Et puis, je me suis rappelée que même si 2018 ne restera pas un souvenir mémorable, il y a quand même eu des moments où je me suis sentie vraiment heureuse. Et ce sont ces moments dont j'ai envie de parler. Je n'ai pas été présente sur le blog cette année et c'est notamment lié aux problèmes que j'ai pu rencontrer. J'espère que 2019 me permettra enfin de trouver un bon équilibre. Mais assez de tristesse, place aux événements qui auront égayés mon année 2018. Comme chaque année, je tiens à préciser que je fais cette rétrospective pour garder une trace de l'année écoulée, mais je comprendrais très bien que cela ne vous intéresse pas et dans ce cas, je vous invite à passer directement à la partie 2 qui traite des livres et séries que j'ai adoré cette année et dont j'ai envie de vous parler.



Château d'Amboise - Mai 2018


Château de Langeais - Mai 2018

En mai, je suis partie faire un road trip d'une semaine autour des Châteaux de la Loire avec lilleculture.fr. C'était un rêve de gamine pour moi et cela restera un souvenir mémorable de cette année 2018. Pas moins de 12 châteaux visités (oui, on peut dire que c'était un châteauthon, et pourtant je peux vous assurer qu'on a pris notre temps). Au programme : Azay-le-rideau, Chinon, Ussé, Langeais, Amboise, Villandry, le prieuré St Cosme, le Clos-Lucé, Château Gaillard, Blois, Chenonceau, Chambord et Cheverny. ! J'aime les châteaux et l'histoire depuis toute petite, alors forcément c'était un peu le road rip parfait. Difficile de dire lequel j'ai préféré ! Cela dit, si je devais n'en choisir qu'un, ce serait Chenonceau, le célèbre Château des Dames. Chambord, quant à lui, m'a impressionné par sa démesure. J'ai eu un véritable coup de cœur pour les jardins de Villandry, ainsi que pour les intérieurs de Cheverny (habité par la même famille depuis 900 ans) ! C'était génial de pouvoir partager ça avec Sorties culturelles à Lille, ça restera un souvenir gravé à vie et je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à nos aventures durant ce road trip. Je n'ai qu'une envie, reprendre la route et repartir à l'aventure et j'espère que ça sera le cas en 2019 !




Château de Villandry - Mai 2018

L'été 2018 a été particulièrement ensoleillé ! Entre deux voyages, le club des 4 (dont j'ai déjà parlé dans mes deux précédentes rétrospectives) a accueilli son premier bébé le 25 juillet 2018. Bien entendu, la petite Arya est absolument magnifique et je ne dis pas ça parce que je suis déjà une tata complètement gaga de ce petit bout de chou ! Je n'ai pu la rencontrer en chair et en os qu'en novembre 2018 puisque sa maman vit actuellement en Pologne, mais ça restera indéniablement un moment mémorable.



 Château de Chambord - Mai 2018



Château de Chenonceau - Mai 2018

Au mois d'août 2018, j'ai repris la route avec une de mes meilleures amies, direction Prague. Le voyage a commencé de manière plutôt mouvementée puisque nous avions loué une chambre sur un bateau (petite tradition depuis Stockholm) et que la veille du départ, Booking nous a annoncé qu'ils ne pouvaient pas honorer la réservation (réservation effectuée deux mois avant). 





Prague - Août 2018

Finalement, tout s'est arrangé puisqu'on a été transféré sur un autre bateau, mais ça nous aura fait une belle frayeur. Je suis tombée amoureuse de cette ville (oui, c'est vrai, je dis ça à chaque voyage, mais que voulez vous, il y a tellement de beaux endroits dans ce vaste monde, c'est difficile de rester de marbre). Prague a été construite sur une colline et je peux vous dire que mes mollets s'en souviennent ! Nous avons du gravir beaucoup de marches pour avoir des panoramas splendides.





Prague - Août 2018 

Prague est également une ville où l'architecture et l'art foisonnent à tous les coins de rue. Il y en a pour tous les goûts et j'en ai pris plein les yeux. On a vraiment profité de nos vacances avec beaucoup de visites et restaurants (oui, parce qu'on aime manger...). On s'est même aventuré en dehors de Prague pour visiter l'ossuaire de Kutna Hoja. Pour vous résumer, un moine s'est dit un jour qu'il allait déterrer les corps du cimetière et refaire la décoration de l'église...avec des crânes et des os. J'ai donc eu le privilège de voir un lustre garni de crânes et de tous les os du corps humain, ainsi que des pyramides de crâne. Chacun ses passions... Ce voyage était une petite parenthèse que nous attendions toutes les deux et nous n'avons pas été déçues !



Prague - Août 2018

Parce que je n'aime pas rester trop longtemps sans partir en vadrouille, je suis retournée à Versailles pour un week end avec Lilleculture.fr au mois d'octobre. Nous avions toutes les deux déjà visité le château, mais Versailles reste un incontournable et en plus, nous n'avions jamais vu les grandes eaux. Cette fois, on a visité le château sur deux jours, ce qui nous a permis de ne rien manquer. Malheureusement, à cause de la sécheresse, certains bosquets n'étaient pas en service pour les grandes eaux.




Versailles - Octobre 2018

Et enfin, au mois de décembre, toujours avec Lilleculture.fr, je suis allée un week end à Londres pour voir les illuminations de Noël. J'adore Londres depuis toujours mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir la ville au moment des fêtes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les anglais savent fêter Noël et que la ville se pare de ses plus beaux atours en décembre. 




Londres - Décembre 2018 (Photos : lilleculture.fr)

Malheureusement, je n'ai pas vraiment pu profiter de Noël cette année, car j'ai fais une appendicite aiguë pour laquelle j'ai été opérée en urgence le 19 décembre. Je suis donc clouée au lit depuis cette date et ce jusqu'à mi janvier. Comme je l'ai dis, cette année 2018 aura été compliquée, mais les voyages que j'ai pu faire m'ont permis de garder la tête hors de l'eau et c'est de ça dont j'ai envie de me souvenir. J'ai toujours eu le goût des voyages, j'adore découvrir des cultures différentes et notre patrimoine. Et c'est toujours agréable de découvrir ces endroits avec ses plus proches amies et de se créer des souvenirs pour la vie. 

Je laisse l'année 2018 derrière moi sans regrets et j'espère que 2019 sera remplie de joie pour ma famille et mes amis ainsi que pour moi ! Je vous souhaite une excellente année 2019 et j'espère que pour vous aussi, cette année sera douce et joyeuse !

La confidente des morts (Ariana Franklin)






Genre : Policier historique
Edition : 10/18
Auteur : Ariana Franklin
Parution : 19 mars 2015
Coup de coeur








Résumé : Cambridge, 1171. Un enfant a été massacré dans des conditions atroces et les Juifs, désignés comme boucs émissaires, ont été forcés de se retirer dans le château seigneurial afin d’éviter un lynchage en règle. Henri, roi d’Angleterre, ne voit pas ces événements d’un très bon œil. Le véritable assassin doit être trouvé, et rapidement. Un enquêteur de renom, Simon de Naples, est dépêché depuis le continent et débarque en ville accompagné d’un Maure et d’une jeune femme, Adelia Aguilar, spécialisée dans l’étude des cadavres... Un savoir-faire qu’elle devra garder secret si elle veut éviter d’être accusée de sorcellerie. L’enquête d’Adelia la plongera au cœur de Cambridge où, fatalement, elle attirera l’attention d’un meurtrier prêt à tuer à nouveau…

J'ai acheté "La confidente des morts" parce que je trouvais la couverture vraiment sublime. S’agissant d’un policier historique se déroulant au XIIème siècle avec un médecin légiste hors norme, je dois avouer que j’étais aussi très intriguée par ce personnage féminin. Et pour une fois juger un livre à sa couverture s’est révélé concluant puisque ce roman a été un coup de cœur.

Simon de Naples, enquêteur de renom, doit quitter Salerne pour se rendre à Cambridge où les Juifs sont été pris pour cible depuis qu’un enfant a été retrouvé assassiné. Trois autres enfants manquent à l’appel et l’imaginaire collectif désigne directement la population Juive, qui se voit obligée de rester recluse dans le château seigneurial. Henri, roi d’Angleterre, souhaite que la situation soit réglée rapidement. Simon, dépêché par le roi de Sicile, est accompagné d’un Maure et d’un médecin légiste portant le doux nom de Vesuvia Adelia Rachel Ortese Aguilar. La joyeuse troupe dénote à Cambridge et Adelia est obligée de taire ses activités pour ne pas être accusée de sorcellerie. Ses connaissances médicales lui permettent  de constater qu’un tueur sadique rôde, prêt à frapper de nouveau et qu’il a repéré les étrangers qui s’intéressent un peu trop à lui.

Je n’aurais pas parié sur un coup de cœur en commençant le roman. En effet, au tout début, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage d’Adelia. Et pour cause, la jeune femme est passionnée par son métier mais elle n’est pas très douée avec les êtres humains vivants. Si elle a beaucoup de respect pour Simon et Mansur, ses compagnons de voyage, on ne la voit pas tout de suite s’ouvrir aux gens qu’elle rencontre. Adelia a une vision médicale, même quand elle pose les yeux pour la première fois sur quelqu’un. Elle déteste l’Angleterre qu’elle considère comme un pays d’arriéré et n’a qu’une hâte, retourner à Salerne où elle peut exercer la médecine sans devoir prêter attention aux superstitions qui foisonnent dans la campagne anglaise. Finalement, j’ai compris que l’auteure souhaitait  qu’on s’attache au personnage en même temps qu’elle s’ouvrait aux autres. Et ça a parfaitement fonctionné ! Adelia se révèle de plus en plus « humaine » au fil de l’intrigue, elle devient membre d’une « famille » à part entière avec des personnalités très différentes mais à qui elle tient et pour qui elle ferait n’importe quoi, ce que j'ai adoré.

Simon de Naples a été dépêché à Cambridge pour son flair légendaire. S’il a l’air benêt quand il discute avec les gens, on comprend rapidement qu’il s’agit là de manipulation pour réussir à glaner des informations. Cela étant, c’est quelqu’un de très loyal,  honnête et incroyablement gentil. Mansur, quant à lui, est un Maure qui a été castré très jeune par des religieux et qui en garde une amère expérience. Comme Adelia ne peut pas s’afficher en tant que médecin, c’est lui qui endosse ce rôle et qui se fait rapidement accepter des habitants de Cambridge. A leur arrivée en Angleterre, l’équipe rencontre le père Geoffrey. Sauvée par Adelia, il lui en est tellement reconnaissant qu’il va faciliter leur installation en leur fournissant une maison et une domestique. 

La domestique qui prend en charge la joyeuse troupe s’appelle Gyltha et elle a un franc-parler bien à elle. Un peu bourrue, elle se prend rapidement d’affection pour Adelia.  Gyltha vit avec son petit-fils, Ulf, qui n'a que 9 ans mais déjà un esprit très vif. S’il n’est pas ravi de voir Adelia, Mansur et Simon débarquer, lui aussi va vite se lier d’amitié avec la jeune femme. Si j’ai eu un tel coup de cœur pour le roman, c’est grâce à cette relation qui se lie entre Ulf et Adelia. Ils s’apprivoisent petit à petit, jusqu’à ce qu’Adelia soit prête à tout risquer dans le but de le protéger.  Il se dégage une atmosphère chaleureuse quand Adelia, Simon, Mansur, Gyltha et Ulf sont ensemble, comme si on avait face à nous une famille recomposée qui fonctionne à merveille.

Enfin, Sire Rowley Picot, le contrôleur des impôts du roi Henri, réside à Cambridge depuis quelques mois et  semble s’intéresser de très près aux meurtres commis. Il revient de croisade,  il n’a pas sa langue dans sa poche et il ne supporte pas du tout Adelia qu'il prend pour une sorcière. Il m’a beaucoup fait rire et on se rend vite compte qu’il est plus intelligent et sensible qu’il ne le laisse croire. Il considère qu'une une femme devrait se contenter d’obéir ce qui n'est guère au goût d'Adelia.

Heureusement qu’il y a ces échanges très légers entre les personnages, parce que les meurtres sont particulièrement horribles. Si l’auteure ne dévoile qu’à demi-mot ce qu’ils ont subi,  on en sait suffisamment pour avoir envie de voir le meurtrier périr dans d’atroces souffrances. Ariana Franklin sait s’y prendre pour installer une atmosphère pesante et la froussarde que je suis a même eu peur à plusieurs reprises. J’ai  eu du mal à lâcher mon roman une fois les 100 premières pages passées  ! 

En résumé, si vous aimez les bons policiers historiques, je vous conseille de vous pencher sur cette auteure. La confidente des morts est un roman que j’ai dévoré, avec des personnages attachants et une atmosphère pleine de suspens !

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